8-Mars 2026 : Le Burkina Faso mise sur le « Faso Dan Fani » et le « Koko Dunda »

Le ministère de la Famille et de la Solidarité a officiellement dévoilé, ce mardi 27 janvier 2026, les pagnes retenus pour la 169e édition de la Journée internationale de la femme. Placée sous le signe du patriotisme économique, cette édition privilégie exclusivement le savoir-faire local.
Fidèle à la politique de promotion du « Consommer local », le gouvernement burkinabè a tranché : pour la commémoration du 8 mars 2026, les femmes arboreront le Koko Dunda et le pagne tissé Faso Dan Fani.
Selon Valérie Thérèse Sanou, Directrice générale de la promotion de la femme et du genre, cette décision est loin d’être un hasard. Elle s’inscrit dans la vision souverainiste des autorités.
Le processus de sélection a été participatif, impliquant presque toutes les régions du pays (à l’exception de deux), avant que le choix final ne porte sur Le Koko Dunda proposé par la région du Kadiogo), le Faso Dan Fani issu de la région du Guiriko.
Pour rassurer les futures utilisatrices sur la durabilité et l’esthétique des pagnes, la Directrice générale a insisté sur le sérieux de la commission de sélection.
« Le travail a été fait de façon scientifique. Nos critères étaient stricts : originalité du motif, utilisation d’un fil 100% coton, qualité du tissage et harmonie des couleurs », a-t-elle souligné.

Côté logistique, le ministère se veut serein. La matière première est disponible et les artisans sont prêts à lancer la production de masse dès le signal officiel pour garantir une disponibilité sur l’ensemble du territoire.
L’édition 2026 marque également une rupture dans la forme. Le ministère souhaite s’éloigner des réjouissances purement festives pour s’orienter vers des actions concrètes et utiles.
« Nous voulons rompre avec le format classique pour mener des activités à fort impact social », a déclaré Valérie Thérèse Sanou.
Le thème retenu cette année est évocateur « Bâtir une paix durable au Burkina Faso : quelle contribution des femmes et des filles à la promotion du vivre ensemble ? ».
Sié Frédéric KAMBOU
Burkina 24




