Tribune | Plaidoyer pour l’organisation d’une session spéciale de rattrapage au CEP et au BEPC

Ceci est un texte parvenu à Burkina 24 et signé de Arzouma Adama ZALLE, citoyen burkinabè, plaidant pour l’organisation d’une session spéciale de rattrapage aux examens du Certificat d’Études Primaires (CEP) et du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC).  

Monsieur le Ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales,

Monsieur le Ministre de l’Enseignement Secondaire et de la Formation Professionnelle et Technique,

Chaque année, de nombreux candidats aux examens nationaux du primaire et du post-primaire se trouvent dans l’impossibilité de prendre part aux épreuves pour des raisons indépendantes de leur volonté.

Il peut s’agir notamment de maladies passagères, d’accidents de circulation, d’hospitalisations ou d’autres cas de force majeure dûment constatés. Pour ces élèves, l’absence à l’examen entraîne une conséquence particulièrement lourde :

La perte d’une année scolaire entière, avec toutes les répercussions psychologiques, pédagogiques et financières que cela implique pour eux-mêmes, leurs familles et la Nation.

Au baccalauréat comme à l’université, des sessions de rattrapage sont parfois organisés afin de ne pas pénaliser excessivement les usagers empêchés pour des motifs légitimes. Une telle approche pourrait inspirer notre système éducatif.

C’est pourquoi nous sollicitons l’étude de la possibilité d’organiser, au mois de septembre, une session spéciale de rattrapage destinée exclusivement aux candidats empêchés de composer lors de la session normale pour des raisons dûment justifiées.

Afin de limiter les coûts d’organisation, cette session pourrait être organisée à l’échelle régionale.

Les statistiques des absences justifiées enregistrées chaque année permettraient d’apprécier l’ampleur du phénomène et de déterminer la faisabilité d’une telle mesure.

Cette innovation présenterait plusieurs avantages :

Réduire les pertes sèches dans le système éducatif ;

Éviter aux élèves victimes d’un cas de force majeure de perdre une année entière ;

Améliorer les taux de promotion scolaire ;

Renforcer l’équité et l’inclusion dans l’accès aux examens nationaux ;

Valoriser les investissements consentis par les familles et l’État en matière d’éducation.

L’école doit demeurer un instrument de promotion sociale et non une source d’exclusion pour des enfants déjà éprouvés par des circonstances indépendantes de leur volonté.

Nous invitons donc les autorités compétentes à engager une réflexion approfondie sur cette question afin d’aboutir à une formule réaliste, efficace et économiquement soutenable.

L’avenir de nombreux élèves mérite cette innovation.

Arzouma Adama ZALLE 

PCE, CEB Ouaga 3 

B24 Opinion

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