Burkina Faso : Les vétérinaires privés en conclave pour repenser l’avenir de la profession

Le Collectif des Vétérinaires Privés du Burkina Faso (COVEP) tient, les 12 et 13 juin 2026 à Ouagadougou, un atelier de réflexion consacré aux enjeux et aux perspectives de l’exercice à titre privé de la profession vétérinaire au Burkina Faso.

Pendant 48 heures, les membres du Collectif des Vétérinaires Privés du Burkina Faso (COVEP) examinent les défis auxquels est confrontée la profession ainsi que les opportunités susceptibles de renforcer sa contribution au développement du secteur de l’élevage et à l’amélioration de la santé animale.

Cette rencontre se veut un cadre d’échanges, de concertation et de propositions pour permettre aux vétérinaires privés de mieux s’organiser et d’accompagner les politiques publiques en matière d’élevage et de santé animale.

Les membres du collectif des Vétérinaires Privés du Burkina Faso (COVEP)

Le président du COVEP, Marcelin Zounogo Zabré, a souligné que la profession traverse une période charnière qui appelle à une réflexion approfondie sur son avenir.

« L’exercice à titre privé de la profession vétérinaire au Burkina Faso est à la croisée des chemins. Mais cela ne doit pas nous décourager, car les vétérinaires privés réunis au sein du COVEP ont toujours su s’adapter et accompagner la vision ainsi que les choix politiques des différents gouvernements qui se sont succédé », a-t-il déclaré.

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Selon lui, le contexte actuel offre une occasion unique de repenser l’organisation et le fonctionnement de la profession. « Nous nous sommes réunis car une brèche historique dans l’exercice à titre privé de la profession vétérinaire s’est créée. Il nous revient désormais de décider ce que nous allons en faire. Cette situation nous oblige à nous interroger sur les raisons qui nous ont conduits à ce tournant », a-t-il expliqué.

Le président du COVEP a précisé que la première journée de l’atelier est réservée aux membres du collectif, tandis que la seconde phase des travaux se déroulera avec la participation de l’administration vétérinaire.

« Cette étape nous permettra d’approfondir les réflexions, d’analyser objectivement la situation et de dégager des résolutions pertinentes. Nous pourrons ainsi renouveler notre engagement à accompagner davantage l’État dans l’amélioration de l’offre des services vétérinaires au profit des populations », a-t-il indiqué.

L’atelier devrait déboucher sur des recommandations destinées à renforcer la résilience de la profession et à consolider son rôle dans le développement du secteur de l’élevage. S’adressant à ses confrères, Marcelin Zounogo Zabré a lancé un appel à l’unité et à la mobilisation.

Les membres du collectif des Vétérinaires Privés du Burkina Faso (COVEP)

« Chers vétérinaires privés, organisons-nous durablement avec pour ambition la résilience et le rayonnement de notre profession. C’est à ce prix que nous relèverons ce défi qui restera gravé dans les plus belles pages de l’histoire de l’exercice à titre privé de la profession vétérinaire au Burkina Faso. Que cet atelier soit le point de départ d’un avenir radieux pour la profession, en partenariat avec l’État », a-t-il exhorté.

Créé en 1993, le Collectif des Vétérinaires Privés du Burkina Faso (COVEP) œuvre à la promotion de l’exercice privé de la médecine vétérinaire et à la défense des intérêts professionnels de ses membres.

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