Cuba prêt à faire face à une attaque des États-Unis : Miguel Díaz-Canel hausse le ton contre Washington

Le président cubain Miguel Díaz-Canel a assuré jeudi 16 avril 2026 que son pays était prêt à faire face à une éventuelle agression militaire des États-Unis, tout en affirmant privilégier la paix. Il s’exprimait lors d’un rassemblement à La Havane marquant le 65e anniversaire de l’échec du débarquement de la Baie des Cochons, rapporte La Presse Ca.
« Le moment est extrêmement difficile et nous impose d’être prêts à affronter de graves menaces, parmi lesquelles l’agression militaire », a déclaré le chef de l’État. « Nous ne la voulons pas, mais c’est notre devoir d’être prêts à l’éviter et, si elle était inévitable, à gagner », a poursuivi M. Diaz-Canel dans un discours prononcé devant plusieurs milliers de personnes réunies dans le centre de La Havane pour célébrer l’échec de la tentative d’invasion de 1961.
Cette année-là, entre le 15 et le 19 avril, 1400 anticastristes entraînés et financés par la CIA avaient tenté de débarquer sur la Baie des Cochons, à 250 kilomètres de la capitale, sans réussir à renverser le régime communiste de Fidel Castro.
L’opération avait été déclenchée après la mise en œuvre par Cuba d’une réforme agraire et d’une vaste campagne de nationalisations de terres et d’entreprises américaines.
Washington, opposé au pouvoir communiste sur cette île depuis qu’il avait été établi en 1959, a accentué en janvier sa pression économique en bloquant tout approvisionnement en hydrocarbures, juste après avoir renversé son principal allié, le président vénézuélien Nicolás Maduro.
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« On a bâti un récit mensonger et très cynique : celui de Cuba État failli. […] Cuba n’est pas un État failli, c’est un État assiégé », a ajouté le chef de l’État cubain. « Nous sommes toujours une révolution socialiste juste sous le nez de l’empire », a-t-il ajouté, faisant référence aux États-Unis.
« Je pense que ce sont deux moments différents », 1961 et actuellement, mais, « ce qui est pareil, c’est que ce peuple est prêt à défendre sa souveraineté, quoi qu’il en coûte », a dit Maria Regueiro, une femme de 82 ans présente dans la foule.
Les relations historiquement conflictuelles entre les deux voisins et ennemis idéologiques cubain et américain connaissent un regain de tensions. Des pourparlers sont néanmoins en cours entre eux.




