Santé publique : Ibrahim Koundaba soutient sa thèse de doctorat d’État en pharmacie sur la résistance antimicrobienne et obtient la mention très honorable

Ibrahim Koundaba a soutenu avec brio sa thèse de doctorat d’État en pharmacie à l’Unité de Formation et de Recherches en Sciences de la Santé (UFR/SDS) de l’Université Joseph Ki-Zerbo, le mardi 14 avril 2026. Les résultats de ses recherches, menées sous la thématique «Connaissances, attitudes et pratiques des étudiants en sciences de la santé sur la résistance aux antimicrobiens en Afrique subsaharienne : revue systématique et méta-analyse», ont reçu l’approbation du jury avec la mention très honorable.
Pour l’obtention du grade de docteur en pharmacie, l’impétrant Ibrahim Koundaba a défendu les résultats de ses recherches devant un jury composé de trois (03) membres à l’UFR/SDS de l’Université Joseph Ki-Zerbo.
Cette thèse porte sur «Connaissances, attitudes et pratiques des étudiants en sciences de la santé sur la résistance aux antimicrobiens en Afrique subsaharienne : revue systématique et méta-analyse».
Et avait pour objectif d’évaluer le niveau de connaissances, d’attitudes et de pratiques des étudiants en sciences de la santé sur la résistance aux antimicrobiens en Afrique subsaharienne à travers une revue systématique et une méta-analyse.

Selon l’impétrant Ibrahim Koundaba, le choix de cette thématique part d’un constat lié à l’utilisation irrationnelle des produits antimicrobiens par les agents de santé dans la partie subsaharienne du continent africain.
«La RAM est aujourd’hui une menace préoccupante du santé publique mondiale à cause de l’utilisation irrationnelle des médicaments antibiotiques.
En 2019, prêt de 5 000 000 de décès étaient attribué à la RAM. Et selon les estimations, si rien n’est fait, ces chiffres peuvent atteindre 10 millions de décès par an d’ici 2050», a-t-il expliqué.
Cette étude, qui s’est déroulée sur une période de cinq (05) mois, notamment de novembre 2025 à mars 2026, a concerné 31 études regroupant 9 189 étudiants en sciences de la santé.
Elle révèle un taux de prévalence global de 69,91 % de connaissances des antimicrobiens chez les professionnels de la santé dans cette partie de l’Afrique. Parmi eux, 93,9 % des étudiants de la zone d’étude expriment un besoin de formations supplémentaires en matière de connaissances sur la résistance aux antimicrobiens dans la région africaine.

«L’un des facteurs favorisant la résistance des antimicrobiens est là négligence des antimicrobiens. On a remarqué que les acteurs de la santé prescrivent mal les antimicrobiens et aussi, la dispensation est mal réglementé. Aujourd’hui , on peut se lever et payer de l’amoxiline sans ordonnance. Ce qui n’est pas normal», a-t-il souligné.
Pour le désormais docteur Ibrahim Koundaba, le phénomène de la Résistance aux Antimicrobiens (RAM) constitue de nos jours une menace pour la santé publique mondiale, notamment dans les pays à ressources limitées. Pour faire face à cette situation, il a formulé des recommandations à l’endroit des acteurs du domaine et des décideurs politiques.
Il les invite à intégrer la résistance aux antimicrobiens dans les curricula de formation, à mettre davantage l’accent sur la pratique au profit des étudiants, à organiser des séminaires sur la RAM et à soutenir les programmes en lien avec la résistance aux antimicrobiens.




