Annonce | SNC 2026 : Revoir le prix des stands pour le plus grand nombre

La culture occupe une place essentielle dans le développement d’un pays. Au Burkina Faso, elle constitue un véritable levier d’identité et de cohésion sociale. À quelques jours de la tenue de l’une des plus grandes manifestations culturelles africaines (SNC),  l’intérêt du public va grandissant même si quelques préoccupations demeurent. C’est du moins ce qui ressort à travers ce micro-trottoir que nous avons réalisé le 10 avril 2026 sur la 22è édition de la SNC dans la ville de Bobo Dioulasso. 

Traoré Noufou surnommé Aladji de Dubaï est un vendeur de marchandise diverses à Bobo Dioulasso.

Traoré Noufou surnommé Aladji de Dubaï

À l’entendre,  aucune édition ne l’échappe si n’est pour une raison de santé. Pour cet abonné  de la SNC, les éditions précédentes ont été  un réel succès grâce à la mobilisation de la population, un facteur important et favorable pour les ventes. La communication et l’organisation de l’évènement ont été également des facteurs déterminants.

Comme suggestions, Aladji de Dubaï propose la pose des pavés sur le site marchand de la SNC pour éviter la poussière, l’aménagement d’un point de repos pour les visiteurs car, dit-il, « la SNC n’est pas seulement  pour le Burkina Faso, mais pour tout le monde entier ».

Aminata est une vendeuse ambulante à l’extérieur de l’aire de la SNC.  Elle vend les perruques synthétiques et les boubous pour femme. Pour sa part, les éditions se passent généralement à souhait  bien que les premiers jours soient timides en affluence.

Si Aladji de Dubaï propose des pavés, Aminata a, quant à elle, proposé qu’on leur donne des gilets ou des badges pour les distinguer des visiteurs ordinaires, « J’aurais voulu prendre un stand mais c’était cher », dit-elle.

Mais la préoccupation de la vendeuse va au-delà.  Ainsi, elle propose non seulement de revoir en baisse le prix des stands  mais aussi la question de sécurité. s’invite dans nos échanges. “C’est vrai que la présence des forces de l’ordre nous rassure. Mais elles doivent agir avec douceur pour ne pas nous faire peur et mettre plutôt de l’ordre à l’extérieur pour nous qui n’avons pas eu de stand”, a-t-elle souhaité.

Issa Traoré est vendeur de chaussures à Bobo Dioulasso. Pour lui, la SNC est une belle fenêtre aussi bien pour les artisans que pour les commerçants. Mais au cours d’une édition, il a connu une mauvaise expérience à cause des méventes. Et cette situation est selon lui, liée à la cherté  des stands qui l’a obligé à hausser le prix de ses marchandises pour pouvoir s’en sortir.

Au regard de cette mauvaise expérience,  il propose une baisse des prix pour les stands afin de permettre l’accès du site au plus grand nombre.

Ardjata,Drame Museleni Dondacé et Ali Sawadogo sont tous d’accord pour qu’on révise le prix des stands et même prolonger le nombre de jours de la SNC.

Enfin, pour ces étudiants Korotimi Traoré,  TO Abdoul Karim  respectivement étudiante en sciences biologie et en histoire, il serait souhaitable d’exposer pendant la SNC une diversité d’instruments de musique traditionnelle des 17 régions du Burkina.

À l’heure où les cultures locales font face aux influences extérieures et aux défis économiques, la Semaine Nationale de la Culture ne doit plus être seulement une vitrine festive. Elle doit devenir un véritable levier de développement pour les artistes. Sans cela, le rendez-vous de Bobo-Dioulasso risque de perdre progressivement son impact.

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