ALBIWEEK 2026 : Une semaine pour briser les préjugés sur l’albinisme au Burkina Faso
La 8e édition de la Semaine nationale de sensibilisation à l’albinisme au Burkina Faso (Albiweek) s’est officiellement ouverte ce mercredi 10 juin 2026 à Ouagadougou. L’événement, prévu du 10 au 15 juin est placé sous le thème « Fièrement dans ma peau : Célébrons toutes les couleurs de peau ».
C’est Salam Ouédraogo, représentant la ministre en charge de la Famille et de la Solidarité, qui a présidé la cérémonie d’ouverture.
Dans son allocution, il a rappelé que cette commémoration s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme, instituée par les Nations Unies depuis 2015.

Il a salué l’engagement constant de l’Association des Femmes atteintes d’Albinisme au Burkina Faso (AFAB), organisatrice de l’événement et qualifiant ALBIWEEK de « carrefour de réflexion, de sensibilisation et de plaidoyer » qui s’aligne parfaitement avec la vision du gouvernement en matière d’inclusion sociale.
Il a également réaffirmé l’engagement de l’État burkinabè en faveur des personnes vulnérables, citant notamment la loi 012-2010 AN du 1er avril 2010 portant protection et promotion des droits des personnes handicapées, qui prend en compte les besoins spécifiques des personnes atteintes d’albinisme.

« Aucun Burkinabè ne sera laissé pour compte », a-t-il déclaré, en référence aux principes de la Révolution Progressiste Populaire, ajoutant que les recommandations issues de la semaine seront examinées en vue de leur mise en œuvre effective.
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Maimouna Dené, présidente de l’Association des femmes albinos du Burkina, a pris la parole avec conviction. « L’albinisme n’est ni une malédiction, ni un mystère. Il s’agit d’une condition génétique héréditaire caractérisée par une absence ou une faible production de mélanine », a-t-elle rappelé, dénonçant les préjugés et discriminations que subissent encore les personnes concernées dans les écoles, le monde du travail et au sein des communautés.

Depuis sa création, l’ALBIWEEK s’est imposée comme un espace essentiel de plaidoyer. Huit années de lutte contre la stigmatisation, de promotion de l’inclusion et de défense des droits fondamentaux de milliers de personnes qui aspirent, selon la présidente, « simplement à vivre dans la dignité, la sécurité et le respect ».
Dans son discours, la présidente a également mis en lumière les défis sanitaires auxquels sont confrontées les personnes albinos, notamment les risques liés à l’exposition au soleil, aggravés par les effets du changement climatique, ainsi que les troubles de la vision nécessitant un accompagnement adapté.

Pour cette édition 2026, plusieurs activités sont au programme : une conférence publique, un cross populaire de plaidoyer, une soirée culturelle et un concours de slam. Des initiatives pensées pour toucher le plus grand nombre et renforcer la solidarité entre citoyens.
Un appel unanime à l’action
Les deux discours ont convergé vers un même appel à la mobilisation collective. « L’heure n’est plus à l’indifférence. L’heure est à l’action », a lancé la présidente de l’association, tandis que le représentant du gouvernement a appelé à « permettre à la personne atteinte d’albinisme d’occuper sa place et de jouer pleinement son rôle dans le développement de notre société ».




